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Restructuration du port de Gravette

Après le choix du scénario, l'esquisse se dessine

 Le projet de restructuration envisagé au port de Gravette doit permettre :

  • d’améliorer les services proposés aux plaisanciers et aux professionnels de la mer
  • d’aller vers un port propre (mettre aux normes l’infrastructure portuaire par rapport à la réglementation en vigueur, et minimiser le plus possible son impact sur l’environnement - gestion des eaux de carénage,…)
  • de faire en sorte que le port et ses abords soit un lieu de promenade, notamment pour les non plaisanciers
  • de renforcer l’identité portuaire

Quatre scénarios ont été mis en évidence puis présentés au comité de pilotage en charge du suivi du projet.

Après analyse, et au regard des débats tenus en comité de pilotage, le Conseil municipal a décidé le 29 octobre dernier de poursuivre les études sur le scénario 4 :

 

Port d’échouage sans protection :

 

- capacité : situation actuelle soit 340 places sur chaîne-mère

- temps d’accès : semblable à aujourd’hui

- coût estimé (partie portuaire uniquement) : entre 4 et 5 M €

Le groupement MAGNUM, en charge de l'étude de faisabilité, a alors traduit ce scénario en une esquisse permettant d’aboutir à un projet complet.

L’esquisse dessinée et présentée en comité de pilotage le 3 avril 2013 prévoit :

  • le doublement de la surface du terre-plein (permettant notamment de ménager une aire de manœuvre pour les flux induits par le port à sec)
  • la création d’une 2ème cale de mise à l’eau à l’est de ce nouveau terre-plein, dédiée aux plaisanciers, et dont le temps d’accès pour les bateaux reste proche de la cale existante
  • la création d’une aire de carénage
  • la création d’un bâtiment à l’entrée du port qui permettra d’y implanter la capitainerie, des surfaces de stockages techniques, et à terme des commerces
  • la création sur le secteur du Lottreau d’un port à sec de 200 places environ, seule alternative permettant d’augmenter la capacité d’accueil du port
  • la mise en valeur du front de mer et le réaménagement de l’espace public aux abords du port

L’esprit du projet défendu par le groupement MAGNUM

« Le projet s’organise en deux niveaux : un niveau haut en relation avec la ville et un niveau bas à l’altimétrie actuelle du port. Le niveau haut fait office de terrasse et met en scène les activités portuaires et la mer, tout en captant les flux de la ville. Le niveau bas se développe comme un plateau technique : il permet d’organiser les flux des différents usagers et de sécuriser les flux piétons et véhicules. Trois circuits s’offrent à l’usager : un circuit professionnel autonome pour les pêcheurs et mytiliculteurs ; un circuit technique pour le carénage, la réparation, et les manœuvres liées au flux du port à sec ; un circuit loisirs dédié aux plaisanciers avec une aire de stationnement et un rangement des annexes.

Les services portuaires (dont la capitainerie) trouvent leur place à la proue de l’aménagement en relation directe avec l’entrée du port. Des surfaces commerciales sont rendues possibles et s’étirent au gré des besoins, par tranche de 100 m² ; chaque cellule possède un accès côté ville et un accès côté port. Une toiture commune joue le rôle d’une halle et permet d’abriter des usages ponctuels type étals saisonniers. Elle sert également d’abri et d’ombrière aux promeneurs et cadre des points de vue sur la mer.

Le projet met également en valeur le front de mer en réduisant l’emprise de la voirie côtière ; la surface libérée permet alors d’organiser une arrière plage plantée, proposant des cadrages sur le paysage ; cette plage verte est aménagée en aire de repos et de pique-nique. »

Etude de marché pour le port à sec

Le projet envisage la création d’un port à sec d’environ 200 places sur racks, distant du port de 600 à 700 m (secteur du Lottreau). Afin de vérifier l’opportunité de créer un tel équipement, une étude de marché sur les pratiques de la plaisance devra être réalisée.

Coût estimatif du projet au stade esquisse

  • Ouvrages maritimes et réaménagement de l’espace portuaire : 3,5 à 4 M €
  • Bâtiments pour services portuaires et commerces : 2 M €
  • Port à sec (portage privé éventuel): 2,7 M €
  • Réaménagement du bd de la Tara et mise en valeur du front de mer : 900 000 €

Au regard de l’effort financier que ce projet représente, un phasage sera mis en place afin de l’échelonner sur plusieurs exercices budgétaires ; la priorité devrait être donnée au réaménagement de l’espace portuaire.